FougèreSoanierana IvongoCanal des Pangalanes
 

Les Pangalanes

C’est le général Gallieni qui, en 1896, a décidé de relier le long de la côte Est, tout un ensemble de lacs, lagunes et embouchures de rivière afin d’édifier un canal ininterrompu sur plus de 600km. L’intérêt économique de cet axe fluvial est essentiel pour évacuer tous les produits de rente de ces verdoyantes contrées dont notamment les épices (vanille, girofle…), le café et les fruits tropicaux (litchi, ananas…).
Les Pangalanes, sa végétation (niaoulis, typhonodorum ou oreilles d’éléphants, joncs, pandanus...) et sa riche avifaune (canards, hérons…) constituent également un site touristique majeur. Parcourir, de villages en villages, cet immense corridor aquatique aux aspects sans cesse changeants, est une expérience dépaysante et « haute en couleurs ». Tout le canal est parcouru par une multitude d’embarcations pittoresques.
De Mahanoro (petite ville côtière très facilement accessible par une route goudronnée à 6h de la capitale Antananarivo), il est recommandé de consacrer au moins 3 jours et 2 nuits à séjourner le long des berges de cette succession de pièces d’eau avant de rejoindre Toamasina.

Mahanoro

Cette charmante petite ville côtière, au bord des Pangalanes, dispose, à quelques kilomètres, d’une immense baie où se jette la rivière Mangoro dont un affluent, qui se parcourt aisément  en pirogue à moteur, la Nosivolo a été classée site RAMSAR avec ses bassins versants pour l’importance de son avifaune.
En remontant cette rivière, on peut parvenir au district de Marolambo assez reculé et parfaitement authentique. Nombreuses chutes d’eau et îlots (où vivent des sangliers). Le Songatana est un poisson d’eau douce totalement endémique de ces lieux.

 

Vatomandry

Petite agglomération qui constitue la cité balnéaire la plus proche de la capitale (300km). Les plages (et leurs îlots) sont sauvages et largement ouvertes aux vagues de l’océan. Le spectacle offert par les pêcheurs traditionnels et leurs frêles esquifs (pirogues taillées dans un seul arbre) est impressionnant. On peut embarquer sur le canal à partir de Vatomandry à hauteur du lac Sandramanongy.
Nombreuses excursions vers des villages de pêcheurs le long des Pangalanes.

 

 

 

 

Ampasimanolotra (Brickaville)

Si la ville ne présente guère d’intérêts particuliers, elle est le point de départ de croisières fluviales d’une journée sur la rivière Rianila. Arrêts dans des villages à la découverte des activités artisanales (fabrication d’alcool local « betsa betsa ») et agricoles. Pique-nique près d’un ancien comptoir commercial. Il est ensuite possible de rejoindre le lac Rasoabe jusqu’à Manambato.

 

 

Ambila Lemaitso

Petit village situé sur une frange de terre entre l’Océan Indien et les Pangalanes. Immenses plages et balades recommandées sur les canaux. Quelques hôtels donnent une allure de station balnéaire qui garde tout son calme (un bac doit être utilisé pour l’atteindre) et son authenticité.

 

 

Akanin’ny nofy

Le long du canal, très exactement sur les berges du lac Ampitabe se situe ce lieu littéralement dénommé (« Le nid de rêve ») qui abrite une belle végétation (Ravinala ou arbre du voyageur, niaoulis dont on peut extraire des huiles essentielles au sein de distilleries artisanales qui se visitent, plantes carnivores…).
Une réserve privée mérite une visite : sur 35ha le Palmarium d’Akanin’ny nofy permet d’observer plusieurs espèces de lémuriens au sein d’une magnifique végétation (très nombreux palmiers dont certaines espèces rares).  

 

Manambato

Sur les rives de l’immense lac Rasoabe qui se traverse lors d’une croisière sur les Pangalanes, Manambato offre de superbes plages de sable fin. Outre la baignade, le lac permet de nombreux loisirs nautiques. Prestataires sur place.
Les alentours sont verdoyants et permettent plusieurs balades très agréables avec traversées de villages animés.

Vohibola

L’une des dernières forêts littorales de l’Est se trouve en bordure des Pangalanes, très proche d’Akanin’ny nofy. Elle abrite 3 espèces classées parmi les plus menacées au monde. Une ONG développe des programmes de conservation, en association avec les populations, et des produits écotouristiques : circuits guidés, diurnes et nocturnes, dans la forêt (nombreux lémuriens), balades sur les Pangalanes, hébergement chez l’habitant, dans le village niché sur une langue de terre entre canal et océan (activités artisanales, pêche, distillation d’huiles essentielles…). Les visiteurs peuvent planter des arbres de la pépinière.

 

Palmeraie de l’Ivondro

Accessible par la Route Nationale 2 (21km au Sud de Toamasina) ou par les Pangalanes, la Palmeraie de l’Ivondro est constituée d’une plantation de palmiers à huile de près de 3 000 ha. Des circuits permettent de suivre l’itinéraire technique de fabrication d’huile de palme ou de découvrir de nombreuses essences telles l’Ylang Ylang, le niaouli, le ravintsara, la vanille…
Démonstration de fabrications artisanales par une association de villageoises.

Possibilité de déjeuner sur place.